Myriam Ben est issue de la tribu Maghrebim des chaouia des ben Moshi par son père et la tradition orale de la famille de sa mère Sultana Stora la fait descendre d'une famille de musiciens Megorachim d'Andalousie dont l'ancêtre serait Moussa ben Maimoun (Maimonide).
Le Décret Crémieux supprimant le statut personnel des indigènes juifs en leur donnant la citoyenneté française, une partie des Ben Moshi se convertit à l'islam. La famille de Myriam Ben en devenant française s'est refusée à perdre son algérianité.
Ainsi à la naissance de Marylise, sa grand-mère souhaitait la voir porter le nom de Meriem ou de Louisa. L'administration coloniale refusa et francisa le tout sous la forme de Marylise. Néanmoins, bien que la langue française fut sa langue maternelle, elle sera arabophone.
Son père Moïse Ben-Haim, qui avait servi dans l'armée française en Russie durant la révolution d'octobre 1917 est communiste, laïc et antisioniste. Il inculquera ces valeurs à sa fille en plus d'une culture française, selon Jessica Hammerman. Ce n'est qu'à l'âge de 7 ans qu'elle se rendra compte de sa judaïté, étant insultée de "sale juive" à l'école. Elle estime ce moment comme étant le moment où elle a perdu son innocence.