En 1983, le gouvernement algérien, sous la présidence de Chadli Bendjedid, fait appel à tous les plasticiens nationaux pour la fondation d'un musée consacré à l’histoire du pays. Ziani y contribua, et ses œuvres, très couramment de grand format, enrichissèrent les collections des institutions gouvernementales ou présidentielles. Après avoir peint, durant une décennie, essentiellement des tableaux historiques, Ziani se détourne peu à peu de cette spécialisation, désirant alors explorer de nouvelles voies artistiques. Thierry Sznytka le décrit dans un article qu'il lui a consacré dans Arts Actualités Magazine : "Parallèlement, il s'intéresse au thème des natures mortes, des enfants et des fantasias, conscient que trop de spécialisation risque d'endormir son esprit créatif. À l'inverse des toiles historiques, très encombrées, il privilégie les espaces libres traités dans le flou, pour donner de la profondeur à ses compositions ». Désormais, sa thématique va se diversifier. Au printemps 1989, son désir de toucher à d’autres techniques l’amène à s’initier à la lithographie. La découverte d’une vieille presse, à l’état d’abandon dans l’un des ateliers de la Villa Abdeltif, tombe à pic. Avec la complicité de son confrère Rachid Djemaï, il remet la machine en état de fonctionner. C’est sous l’œil averti de son ami Salah Hioun, peintre et graveur, qu’il réalise ses premiers essais.