Baya (en arabe بايا), de son vrai nom Fatma Haddad, épouse Mahieddine, née le 12 décembre 1931, près de Bordj el Kiffan (Fort-de-l'Eau, aux environs d'Alger) et morte le 9 novembre 1998 à Blida, est une peintre algérienne.
Orpheline de ses deux parents avant ses dix ans, recueillie par sa grand-mère, ouvrière agricole, elle adopte le prénom de sa mère comme prénom usuel et signe ses œuvres de ce prénom. Elle est en effet encouragée à peindre et à sculpter par une artiste française résidant à Alger, Marguerite Caminat, chez qui elle habite à partir de ses douze ans, et qui devient sa tutrice jusqu'à sa majorité. Dans le contexte colonial de l'Algérie pendant son enfance et son adolescence, jeune femme « indigène » dans cette société coloniale, elle ne fréquente aucune école d’art. Mais elle est, après la Seconde Guerre mondiale exposée par le galeriste Aimé Maeght, qui, de passage à Alger découvre ses créations et lui donne l'occasion de rencontrer des artistes contemporains. Elle interrompt cette activité artistique en 1953, année de son mariage avec le musicien de style arabo-andalou El Hadj Mahfoud Mahieddine, et la reprend dix ans plus tard, en 1962. Le Musée National d'Alger acquiert ses premières œuvres, ce qui l'encourage aussi à reprendre le pinceau. Elle est appréciée des surréalistes et rencontre Picasso à Vallauris. Sa spontanéité séduit, ainsi que la douceur de ses formes, la façon dont elle les entremêle, l'exubérance de ses couleurs et ses effets de répétition d'une œuvre à l'autre qui donnent à ses créations un caractère onirique et merveilleux.