Mohamed Aksouh naît en 1934 à Saint-Eugène (auj. Bologhine), une municipalité à l'ouest d'Alger, mais c'est à l'est dans le quartier du Ruisseau que s'installent quelques années plus tard ses parents. Il est l'aîné de leurs sept enfants. La famille est originaire d'Azazga ou de sa région. Venu à Alger, le grand-père paternel d'Aksouh est conducteur de tramway, son père receveur.
Aksouh fréquente au Ruisseau l'école de la Corderie qui, occupée à partir de 1942 par les troupes anglo-américaines, ne fonctionne que deux heures pour quelques jours par semaine. Apprenti dès l'âge de quatorze ans, il est à partir de 1948 forgeron serrurier dans les constructions métalliques Garcia. Ayant perdu les premières phalanges des deux index, quelques années plus tard, lors d'un accident de travail, il est exempté de service militaire. De 1958 à 1960 il exerce ensuite son métier comme cheminot.
En 1957, un ami lui ayant appris qu'il pratique la photographie à la Maison des jeunes du quartier voisin d'Hussein Dey qui propose également d'autres activités, Aksouh s'y initie le soir après son travail aux techniques de la poterie et de la céramique auprès de Nicole Algan. Travaillant les émaux, il y introduit le laiton dès 1959 pratique la sculpture et aborde bientôt la gouache, l'aquarelle et la peinture.
À partir de 1960, il participe à l'encadrement de chantiers culturels, allant dessiner à Bou Haroun les barques et les filets des pécheurs. Pendant l'été 1962 un stage à Narbonne lui donne l'occasion de découvrir la France et d'aller à Paris ; il est ensuite pendant trois ans instructeur d'arts plastiques à l'Éducation populaire.