Abdallah Benanteur commence à peindre en 1943, des fleurs puis des natures mortes, les paysages de la région ainsi que des portraits et des autoportraits. À partir de 1946, il fréquente les ateliers de sculpture, pendant deux ans, puis de peinture, pendant quatre ans, de l'école des beaux-arts d'Oran, dans l'atelier de Robert Martin qui dirige parallèlement la galerie d'avant-garde Colline. Benanteur y rencontre le peintre Abdelkader Guermaz : « Il était miraculeux de voir un Algérien faire de la peinture et l'exposer. Peut-être que sans lui nous n'aurions pas fait de peinture, il nous montrait que c'était possible », confiera-t-il.
Vers 1946, Abdallah Benanteur et Mohammed Khadda se lient d'amitié et vont ensemble peindre dans les environs de Mostaganem. « Nous allions, en fin de semaine, Abdallah et moi, à la recherche du sujet : quelque rare verdure. Nos randonnées nous menaient le plus souvent au pied du Dahra », écrira Khadda : « Nos relations ont été déterminantes dans l'orientation de nos futurs itinéraires. Nous nous soutenions l'un l'autre et les découragements étaient nombreux dans cette petite ville fermée sur elle-même ». En 1948, les deux jeunes peintres vont jusqu'à Alger rendre visite à un ami au sanatorium de Rivet (Meftah) et découvrir le musée des beaux-arts.